Vendredi 29 septembre 2006
L'UMP est souvent donneuse de leçons au plan local en matière budgétaire (vu les messages postés sur les blogs dijonnais).
Il suffit de regarder les conseils municipaux sur internet pour s'en rendre compte et nous aurons l'occasion de le voir en tant que citoyens lors du vote du prochain budget.
Mais regardons de plus prêt sa gestion de la ville de Dijon et du Conseil Général de Côte d'Or avant 2001.
Tout d'abord, nous vous invitons à lire ce document de la Chambre régionale des comptes de Bourgogne sur le lien : http://www.ccomptes.fr/CRC05/documents/ROD/BOL200111.pdf(année 2001, document n°21, lettre d'observations de gestion de Chambre régionale des comptes du 13 juillet 2001).
Cette lettre porte sur la gestion du Conseil général de Côte d'Or dirigé par Monsieur DE BROISSIA (actuel sénateur UMP et président du Conseil général de Côte d'Or). Ainsi, en matière de personnel par exemple, il y a eu une augmentation des dépenses de personnel de 36% de 1993 à 1998. La chambre a relevé des situations non conformes à la réglementation existante à l'époque. La droite serait-elle donc si bonne en matière de gestion ?
Ensuite, vous pouvez consulter un autre document de la Chambre régionale des comptes de Bourgogne, qui est une lettre d'observations de gestion du 23 mars 2000 : http://www.ccomptes.fr/CRC05/documents/ROD (année 2000, document n°26) portant sur la gestion de la ville de Dijon avant 2001 (année du changement d'équipe municipale). Dans ce document, on apprend beaucoup de chose sur la gestion de l'ex-municipalité RRP (UMP) d'avant mars 2001 :
- La chambre a appellé l'attention de la ville sur le poids grandissant de la dette communale à l'époque : elle est passée de 695 millions de Francs au 31 décembre 1992 (4583 Francs par habitant) à 1.172 millions de francs au 31 décembre 1998 (7 732 Francs par habitant). Ce qui représente une augmentation de la dette de 69% sur six ans.
- La capacité nette de désendettement calculée en années d'autofinancement brut était de 16,9 années en 1997 (contre 9,1 en 1992) soit un ratio élevé dans la mesure où la valeur limite est fixée à 15.
- La dette globale de la ville de Dijon (en prennant en compte tous les budgets annexes) a connu une progression du même ordre de grandeur, passant de 869 millions de Francs (5 730 Francs par habitant) au 31 décembre 1992 à 1458 millions de Francs (9614 Francs par habitant) au 31 décembre 1998 soit une augmentation de 68% en six ans.
Dans cette même lettre vous apprendrez également plein de choses sur les dépenses de personnel, le par récréatif de la Toison d'Or, ... etc.
Dans le compte administratif 2005 de la ville de DIJON dirigée actuellement par François REBSAMEN (PS), l'encours de la dette par habitant est de 1239 euros (8127 francs)
Pourquoi la droite a Dijon refuse de faire son inventaire ? Nous avons la réponse car bon nombre d'élus de droite à l'heure actuelle étaient aux responsabilité sous l'ancienne municipalité ou au Conseil général de Côte d'Or actuellement.
Bonjour le cadeau et l'ardoise que la droite locale a laissé aux Dijonnais !
Nos petits-enfants continuerons de rembourser les emprunts municipaux réalisés sous l'ère ex-RPR (UMP) à DIJON avant 2001 (ex : l'Auditorium). C'est pareil pour l'Etat puisque l'UMP a augmenté la dette publique de 2700 euros par habitant au plan national depuis 2002.
La droite c'est : une gestion calamiteuse des deniers publics qui conduit à l'accroissement des inégalités. Arrêtons la catastrophe UMP !
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